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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 19:01



Le 1er Mars, sur France Culture, Raymond Barre justifie l'injustifiable.

Pour lui, Maurice Papon n’était seulement qu’" un commis de l’Etat", il est vrai qu’on ne lui demandait pas d’être un commis boucher.

Raymond Barre ne renie pas les propos tenus après l’attentat du 3 Octobre 1980.Il parlait alors d’"un attentat odieux qui voulait frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic".


Raymond Barre fustige la campagne de protestation qui a suivi ces déclarations par ceux qu’il appelle le " lobbys juifs de gauche". Il va jusqu’à préciser "leurs capacités à monter des opérations indignes",

Enfin, s’exprimant sur Bruno Golnisch, il le présente comme un "homme correct et bien". La condamnation, de ce dernier, à deux mois de prison avec sursis pour négationnisme,ne le trouble pas le moins du monde ?.

Pour Raymond Barre, dans un contexte historique précis, toute action se comprend tant qu’elle "limite la casse" .

Trop, c’est trop. Nous ne pouvons nous taire. Nous condamnons fermement ces propos.

Genica Baczynski
Roberto Ferrario
Laurent Klajnbaum
Membres du conseil de Campagne de
Marie-George Buffet

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 18:58
Faire confiance à l’expertise des salariés plutôt qu’à
celle des actionnaires

La formidable mobilisation des salariés d’Airbus et de ses sous-traitants a fait sortir Louis Gallois du bois bien tôt ce matin. Sur RTL, il s’est efforcé de dégonfler la colère des salariés en expliquant que si le Plan Power 8 était maintenu, les suppressions d’emplois ne concerneraient que les emplois de « structure » . Pour lui, Airbus ne doit pas être l’otage de la campagne présidentielle. « Je ne veux pas que les politiques s’ingèrent dans la gestion » a-t-il insisté.

Et bien si, monsieur Gallois ! Il est plus que temps que la politique reprenne ses droits. Les actionnaires ont échoué ; c’est maintenant aux salariés d’Airbus et de ses sous-traitants de réparer les dégâts. Le plan Power 8 doit être retiré. C’est parce que EADS n’a pas assez investi du fait de la pression des actionnaires que l’entreprise est aujourd’hui en difficulté. Les mêmes causes produisant les mêmes effets : les suppressions d’emplois ne feront qu’aggraver les choses, en particulier pour les sous traitants qui se prendront de plein fouet le premier choc. Louis Gallois ne veut pas de l’ingérence des politiques dans la gestion. J’espère qu’il n’oublie pas qu’on parle ici d’argent public, de l’avenir de l’industrie aéronautique française et européenne ainsi que de l’emploi, la première préoccupation des français. Les actionnaires d’EADS n’ont défendu qu’un seul intérêt dans cette affaire : leurs profits. Il est urgent de faire autrement. La gauche ne laissera pas au patronat et à la finance les mains libres. C’est ma conception de la gauche, celle que je porte pendant cette campagne. Aussi j’appelle à venir soutenir nombreux les salariés en lutte de toute l’industrie Aéronautique le 16 mars à Bruxelles lors de la manifestation européenne.

Bureau de presse de Marie-George Buffet, Candidate de la gauche populaire et antilibérale

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 19:18
Le sort d'Airbus ne peut pas se jouer à la Bourse !
Le plan de « sauvetage » d’Airbus est profondément inacceptable :
> 10 000 suppressions d’emplois, dont 4000 en France, chez Airbus comme chez ses sous-traitants.
> Trois usines fermées, dont celle de St Nazaire ville.
> Trois autres vendues dont celle de ) Meault dans la Somme.
> Une réorganisation industrielle qui transfère toute la chaîne d’assemblage de l’A 320 en Allemagne.

Comment parler d’une ‘crise d’Airbus’ ?
Ce n’est pas aux salariés de faire les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables, dans une entreprise disposant de grandes perspective de croissance. Louis Gallois s’autorise à parler de ‘crise’, alors que :
Le carnet de commandes avec 2533 appareils représente près de six années de travail. - Cela représente un chiffre d’affaires de 250 milliards.
 D’ici 2023, Airbus et Boeing tablent sur 23 000 avions à réaliser.
L’A380 est en phase de développement, l’A350 vient d’être lancé, l’A400M (transport militaire) est engagé.
 La perspective d’un A320 nouvelle génération est à l’étude.
 Le chiffres d’affaires de la maison mère EADS était en 2005 de 34 milliards d’euros.
 Le carnet de commandes d’EADS fin 2005 était de 253 milliards d’euros.

Précisons donc : de quelle crise parle-t-on ?
Les difficultés du groupe EADS sont directement liées aux choix de rentabilité financière faits par les dirigeants du groupe. Déjà, il y a quatre ans, le patron d’EADS avait résumé toute sa politique pour Airbus : « Je me réjouis d’avoir économiser 1 milliard sur les investissements pour satisfaire les actionnaires ». Et en effet, les actionnaires sont contents ; ils touchent chaque année près de deux milliards d€. Et ce sont les salariés à qui l’on veut faire payer les pots cassés !
Eh bien, non, il faudra les mettre à contribution !
Partout en France et en Europe, c’est la même logique qui domine, avec toujours les mêmes conséquences sociales. C’est aussi le cas dans les groupes Alcatel et Thalès, comme dans toutes les entreprises pilotées aujourd’hui au seul profit des actionnaires. Et le résultat de cette politique, ce sont les plans de licenciements, le démantèlement des entreprises, la pression sans cesse accentuée sur les salariés, et cela tout particulièrement dans la sous-traitance.
DES PROPOSITIONS CONCRETES : IMMEDIATEMENT

> Un moratoire suspensif pour mettre immédiatement tous les problèmes sur la table.

> L’Etat français actionnaire à la hauteur de 15% dans le capital d’EADS doit s’opposer à cette véritable entreprise de casse. C’est une question de volonté politique.

> Le gouvernement doit convoquer le Parlement en session extraordinaire et engager un grand débat national sur la politique industrielle à partir des propositions alternatives avancées par les salariés, les représentants des collectivités territoriales, les populations. Un même débat doit se tenir au Parlement européen.

> Une véritable politique de développement de l’emploi et de la formation

Le plan Power 8, s’il est appliqué, va considérablement affaiblir l’ensemble de la filière aéronautique et spatiale française et européenne. La précarité pour les salariés et dans l’organisation du travail, c’est le contraire de l’efficacité. Il faut presque 10 ans pour former des collectifs de travail performant. A qui va-t-on faire croire que c’est en supprimant des emplois, en cassant des équipes, en fermant ou en vendant des sites que l’on va améliorer la situation !

Pour préparer dans de bonnes conditions les programmes futurs comme l’A 350 XWB et l’A 320 nouvelle génération, remplaçons tous les départs en retraite, transformer tous les CDD en CDI, l’embauche de tous les intérimaires. Ce dont a besoin cette filière structurante pour notre industrie, ce sont des salariés stables, bien rémunérés et plus nombreux.

Le pouvoir aux seuls actionnaires, ça suffit ! Les salariés et leurs représentants doivent avoir des droits décisionnels sur la marche de l’entreprise. Ils doivent pouvoir décider des choix stratégiques, des investissements et de l’organisation du travail au sein de leur entreprise. Les comités de groupe européens et interentreprises, réunissant fournisseurs et donneurs d’ordre, doivent disposer de tous les moyens nécessaires pour faire primer le développement de l’entreprise à la croissance des dividendes. Ils doivent contribuer à fonder les relations entre les « donneurs d’ordres » et l’ensemble du tissus de sous-traitance sur des bases de coopération.

Airbus, chantier européen réussi : une solution publique, européenne

Rentabilité financière et intérêt général ne sont pas conciliables. Redonnons donc à la France et à l’Europe la maîtrise totale de son industrie aéronautique et spatiale en créant un groupe Européen 100% public. Ce sont les actionnaires, pas les salariés ni les contribuables des régions, qui doivent être mis à contribution. Les actions rachetées par les Etats à Lagadère et DaimlerChrysler doivent l’être hors prix du marché.

Les Etats, La banque européenne d’investissement (BEI) et la BCE doivent permettre des financements à taux réduit pour le développement de programmes et d’investissements créateurs d’emplois.

Dans la rue et dans les urnes

Sortir Airbus de la logique de la bourse, c’est une décision politique. Pour réussir, seule la rupture avec la logique actuelle et des choix radicalement nouveaux peuvent le permettre. Car il faudra traduire dans les urnes les exigences des salariés, ce qui s’exprimera dans les mouvements, dans la rue.

C’est dans cet esprit, pour porter un espoir de changement, que je propose le rassemblement en faveur d’une gauche de courage et de combat .
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Published by Provost Francis - dans Politique Nationale
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:13
Si vous avez quelques centaines
de milliers d'Euros à placer,
n'hésitez plus, cette page va vous intéresser !
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Published by Provost Francis - dans Brèves
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 10:02
Des  superprofits
au passif des Banques !

Les publications d'excellents résultats 2006
par BNP Paribas et la Société Générale alimentent
la polémique sur les pratiques bancaires.
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 09:47
Faites le TEST Vrai ou Faux :


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Published by Provost Francis - dans Election Présidentielle
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 11:55


























































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Published by Provost Francis - dans Election Présidentielle
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 11:18
Débat :
Examen d'un problème entraîanant une discussion animée, parfois dirigée, entre personnes d'avis différents.
Le petit Larousse.
Ce sont les candidats qui refusent
les débats contradictoires

Une délégation des initiateurs de l’ « Appel des journalistes de l’audiovisuel public pour des débats contradictoires » a été reçue ce matin par Paul Nahon, Directeur de l’information de France 3.
Les journalistes lui ont remis les 10 000 premières signatures (reçues sur les sites « bellaciao » et « info impartiale »).

La délégation a repris les revendications exprimées dans l’Appel :
- Organiser des débats contradictoires entre les candidats avant le premier tour
- Tendre encore plus vers l’égalité des temps de parole pour les candidats représentants un courant politique
- Faire appel lors des émissions à des experts qui ne soient pas tous de pensée néo-libérale.

En toute transparence, le Directeur de l’information a remis le tableau des relevés des temps de paroles accordés à chaque candidat depuis le 1er décembre pour les journaux télévisés et les magazines
(Royal 19,3%, Sarkozy 18,8%, Bayrou 15,7%, Buffet 7,6%, Voynet 7,3%, De Villiers 7,2% , Le Pen 5,2%, Besancenot 3,1%, Laguiller 2,3%……).
Tous les candidats se sont exprimés sur France 3. Il a rappelé que pour l’émission « Français votez pour moi » ce sont les Rédacteurs en chef qui choisissent les sujets traités, les citoyens sélectionnés et les reportages diffusés.

Sur les débats contradictoires, il a affirmé qu’il « adorerait en organiser.

Nous avons envoyé des lettres à tous les candidats pour leur proposer de débattre entre eux et avec des citoyens.
Tous, à l’exception de Marie George Buffet, ont répondu non,
ou ont affirmé qu’aux dates proposées ils n’étaient pas disponibles.
M.G. Buffet a raison, la confrontation d’idées ce serait plus intéressant, plus démocratique. 
La délégation lui a demandé de rendre public ces refus lors de la prochaine émission politique de France 3 afin que les électeurs soient informés de ce déni de démocratie de la part des candidats.

Sur les experts tous néo-libéraux, le Directeur de l’information a reconnu « le manque de diversité des intervenants invités ». Nous verrons si dans les prochaines émission le pluralisme des idées sera ou non respecté.

Les journalistes espèrent maintenant que les Directions de l’information de France 2, RFO, Radio France, RFI et les candidats interpellés vont les recevoir et pour ces derniers accepter les confrontations demandées par les électeurs.
Pour l’heure seule Marie George Buffet a conclu un rendez-vous avec ces journalistes.

Quand au CSA, qui affirmait ce matin dans « L’Humanité » ne pas « avoir été formellement contacté » par les initiateurs de l’Appel, ces derniers ont renouvelé ce matin par courrier leur demande d’entrevue déjà envoyée le 21 février à Michel Boyon.

André Garcia (Grand reporteur, membre salarié du Conseil d’administration de France 3) ; Alain Vernon (Grand reporteur, Syndicaliste, France 2) ;
Jean-François Téaldi (Grand reporteur, Syndicaliste, France 3)
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 10:52
Jeudi 1er mars, je suis allée signer le « contrat » proposé aux candidat-e-s par ACLEFEU.

Certains, à cette occasion ont fait de leur venue en Seine Saint Denis un événement ! Pour moi ce n’en est pas un ; j’y vis et j’en suis députée.



Par contre, l’événement réside dans le fait que ces jeunes aient réussi à porter leurs exigences sur le devant de la scène politique et signifier ainsi leur capacité à faire bouger les choses en forçant le débat de la présidentielle.
Pour ma part, je n’en doutais pas !
Lorsque j’étais ministre de la Jeunesse et des Sports, leurs prédécesseurs en affirmant qu’ils refusaient d’être des « moins que rien » avaient obtenu un plan de rattrapage pour l’école dans ce département, en agissant de concert avec les nombreux élus communistes qui y exercent des responsabilités. . Et depuis ils et elles ont été de toutes les luttes pour se faire entendre. Et particulièrement dernièrement contre le CPE.
Bien sûr c’est aussi ici, dans ce département, que des actes de violences contre des établissements publics et des biens privés que l’on ne saurait excuser ont été commis. Je ne suis pas d’accord avec cela.
Mais, la violence à l’égard des jeunes de mon département n’est pas plus excusable.
Celle qui les stigmatise, qui en les traitant de "racaille" justifie les discriminations dont ils et elles sont l’objet ; à l’embauche, dans l’accès aux formations de qualité, au logement.
Les jeunes d’ACLEFEU interpellent sur l’ensemble des choix politiques à propos de ces questions. Et ils et elles ont bien raison. Les jeunes et « la banlieue » ont besoin de moyens, d’égalité et de liberté. Avec elles , avec eux je veux me battre pour les obtenir.


Marie-George Buffet, Candidate à l’élection présidentielle
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 09:55
Informations envoyées par un riverain de la rue d'Enghien à Paris .....

Pas encore Elu mais déjà surprotégé !

Le petit Nicolas a installé son QG de campagne au 18 rue d'Enghien, c'est-à-dire à 100m de chez moi. Un bien bel endroit, avec escalier monumental et photo de 4m de haut du ministre-candidat.
Joli, non ? Evidemment, une personnalité comme lui ne peut pas se déplacer sans 2 ou 3 gardes du corps. Donc, depuis quelques semaines, on voit ça dans le quartier :
 

Plus ça :

Et puis aussi ça :

Soit, si vous observez bien, 3 cars et 10 fourgonnettes de la police et des CRS. S'ajoutent à ce dispositif léger quelques autres camionnettes (entre 2 et 4 selon les jours) aux extrémités de "sa" rue, et quelques voitures banalisées, reconnaissables lorsqu'elles arborent leur girophare bleu. Des hommes en bleu à tous les coins de rue, la circulation régulièrement bloquée pour que les voitures officielles puissent emprunter les sens interdits afin de gagner une minute ou deux, et des concerts de sirènes lorsque le grand petit homme déplace son auguste personne. Combien sont-ils ? je vous laisse faire le compte, sachant que chaque véhicule est aussi rempli que les bus de la RATP aux heures de pointe.

 Me voilà bien rassuré : non, la campagne présidentielle de Sarkozy ne coûtera pas une fortune à l'UMP. Le Ministère de l'Intérieur est là pour régler quelques factures !

Mais je me tais un instant pour laisser la parole au petit excité qui, contrairement aux apparences, se soucie beaucoup des dépenses publiques et donc de nos portefeuilles :

"Nous ne pouvons rester le pays d'Europe où la part des dépenses publiques dans la richesse nationale est la plus importante. Il faut donc dépenser mieux et moins. (...) Le problème du nombre de fonctionnaires doit être posé."
Dépenser mieux, c'est donc dépenser pour la protection privée du vilain petit nain quand il ne fait pas son boulot de ministre.

"Dans un pays comme le nôtre, où les dépenses des pouvoirs publics représentent 54 % de la richesse nationale, l'échec économique et social est garanti si les dépenses sont mal orientées."
A moins qu'il ne craigne que les Allemands ne repassent la ligne Maginot juste pour taper sur sa petite tête, j'ai bien peur que ce monstrueux attirail soit légèrement disproportionné pour dissuader 3 sans-papiers de manifester devant son bureau. Espérons qu'il "orientera mieux les dépenses" s'il est élu, il faudrait pas qu'il se paye des croisières en porte-avions pour ses vacances.

"La France qui se lève tôt le matin, la France qui travaille, la France qui paie ses impôts, elle est aussi attachée à voir que l'argent public soit utilisé avec l'efficacité maximale."
Pas d'inquiétude, c'est efficace : pas un seul vol de sac à mains sur le boulevard depuis l'arrivée de la milice.

"On ne paye pas des fonctionnaires de polices pour qu'ils jouent au basket avec des jeunes."
Mieux vaut les payer à se cailler les miches sur le trottoir à ne rien foutre.
 
"Il faut en finir avec les pratiques monarchiques dans la Vème République."
No commentaire !
 
Vous l'aurez compris, je fus un peu étonné de voir des armées napoléoniennes se dresser dans le quartier pour pas grand chose. J'ai donc posé la question aux premiers intéressés. Une première fois, après quelques jours d'intense présence policière :

 Moi : Qu'est-ce qui se passe, pourquoi vous êtes aussi nombreux ?
 Le CRS : Eh ben, euh, vous savez, il y a souvent des manifestations sur le boulevard.
 Moi : Mais vous êtes là depuis trois jours ! il y a une manif prévue aujourd'hui ?
 Lui : Ah bon, vous avez vu des CRS, quand ça ? (arf...) Non il n'y a rien de prévu, mais euh... il peut toujours y avoir une manifestation de SDF, on sait jamais !
 
 Le brave homme, je le plains, ça doit pas être facile d'expliquer un truc aussi con.
Une semaine plus tard, nouvelle discussion avec deux de ses collègues, plus loquaces :

 Moi : On se pose un peu des questions sur le mélange des genres. Vous protégez le ministre ou le candidat ?
 Le premier : Vous inquiétez pas nous aussi on se la pose, la question ! on est là parce qu'on doit bien obéir aux ordres. Mais on se demande ce qu'on fout là.
 L'autre : Vous savez, la royauté elle est pas morte, en France. Mais ça commence à s'agiter du côté de nos syndicats.
 
 Tout ça énerve un peu les habitants du quartier. La dernière blague à la mode quand un type rentre dans un bistrot :
"ils t'ont laissé passer ? t'avais ton badge ?"

 
 Pour finir, je vous colle ce petit extrait du Nouvel Obs d'aujourd'hui :

 "Dès le premier jour, la rue d'Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste. A l'intérieur, une lettre, datée du 15 janvier, leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d'un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l'habitant de la rue d'Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police. En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris..."
 
 Sarko, utiliser les RG à son compte ? mais enfin, c'est ridicuuuuule !
 
 Sur ce... votez bien !   A plus,
 
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