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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 17:11

ROUBAIX / SÉCURITÉ

La vidéoprotection entrée dans les moeurs ?

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Christiane Fonfroide

 

Au centre de supervision urbain, on surveille les points stratégiques.

 

À Roubaix, depuis le 1er septembre, de nouvelles caméras sont déployées et huit agents ont été embauchés pour les surveiller.

 

Big brother s'ancrerait-il dans la ville ?


DELPHINE POMMIER

 

À Roubaix, la vidéosurveillance - devenue depuis vidéoprotection, ah le politiquement correct ! - ne date pas d'hier. Les premières caméras sont arrivées au milieu des années 80 sous l'ère Diligent. Une première expérience cependant limitée. Il faut attendre une dizaine d'années pour que Roubaix s'équipe à nouveau.

 

À l'époque, Mc Arthur Glen accepte de s'installer dans la commune, mais il faut un minimum de sécurité. « L'enjeu était important pour Roubaix », rappelle Jean-François Lavoine, directeur du service prévention-sécurité de la ville. Une vingtaine de caméras sont installées à Mac Arthur. Cinq ans plus tard, trois autres viennent enrichir le dispositif sur l'hyper-centre avec l'arrivée de l'Espace Grand'Rue. Une autre est installée rue de l'Épeule.

 


Aujourd'hui, Roubaix déploie 17 nouvelles caméras* dans des secteurs définis conjointement par la municipalité et la police nationale.


Le début d'une nouvelle ère ?


L'adjointe à la sécurité, Christiane Fonfroide, affirme que non : « On n'est pas des fous de la vidéo ! lâche-t-elle. 
Pas question de couvrir tout le territoire roubaisien. »

 

Pour Christiane Fonfroide, la vidéoprotection n'est qu'un « tout petit moyen qui sert à rassurer les gens. Rien ne remplacera les hommes malgré ce que cherche à nous faire croire le gouvernement. »

 

L'élue communiste ne cache pas sa réticence à voir fleurir ici et là ces boules de surveillance sur les territoires communaux. Elle comprend d'ailleurs difficilement que des petites communes se laissent charmer par les caméras et se dit scandalisée que certains veulent imposer aux communes de tels choix. « N'oublions pas que la sécurité relève de la compétence de l'État », insiste-t-elle.


 

Pourquoi alors décider d'en installer de nouvelles ? « C'était ça ou rien ! Nous avons choisi des endroits où elles peuvent être utiles » , explique Jean-François Lavoine. Ainsi, celle place Carnot au Pile a pour vocation, entre autres, de « protéger » le centre social qui est souvent la cible de vandales.
 Et puis, sur le terrain, les gens sont demandeurs, « parce qu'on ne leur propose rien d'autres. Mais, lors d'une réunion à l'Épeule, certains habitants préféreraient des médiateurs, des éducateurs... » affirme Christiane Fonfroide.

 

Des solutions qui demandent des investissements financiers conséquents. « Et le coût d'installation des caméras ? Il est, pour 20 caméras, de 400 000 €. L'État par le fonds d'investissement de prévention de la délinquance prend en charge 40%. Le reste, c'est pour la Ville ! Et après, il faut les entretenir et quand il faudra les changer, qui payera ? » interroge l'adjointe.


 

À ce coût s'ajoute celui des huit agents qui ont été spécialement recrutés - ils sont entrés en fonction le 1er septembre - pour surveiller les écrans de contrôle au centre de supervision urbain (CSU). Situé à Mc Arthur Glen, le CSU n'a pas subi de transformation conséquente, les douze écrans de contrôle et deux ordinateurs datent de 2008. « Si un événement intervient, on fait remonter à la police nationale - qui réceptionne en direct les images sur un écran. En fonction de l'actualité, on nous demande d'être plus vigilant sur tel ou tel secteur », explique M. Kaci, le coordinateur.
 Les caméras balayent sur 360° ! et sont équipées d'un zoom très performant. De quoi s'inquiéter pour le respect de la vie privée ? Christiane Fonfroide et Jean-François Lavoine rassurent de suite : « Les bâtiments sont systématiquement floutés. » Impossible dès lors de zoomer dans les habitations. À Roubaix, pas de caméras thermiques (qui se déplacent sur un point chaud) ou de caméras dotés de micros.« On reste dans le raisonnable », conclut l'adjointe qui avance qu'« aucun plan n'est prévu pour de nouvelles caméras. Sauf si on me démontre qu'elles sont utiles. Pour l'instant, elles peuvent permettre d'identifier des délinquants, mais ça s'arrête là. »

 

* Les nouvelles caméras ont été implantées sur les secteurs suivants :

> Une Grand'Place,

> Deux rue de l'Alma,

> Une aux Trois-Ponts,

> Deux devant le musée La Piscine,

> Une place Carnot,

> Une devant la Condition Publique,

> Une devant le Colisée-Thalassa,

> Une devant le Conservatoire,

> Deux au parc de Barbieux,

> Deux rue Jules-Guesde,

> Une avenue Motte,

> Une rue de Lannoy et

> Une à l'Eurotéléport.

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Published by Provost Francis - dans Politique Roubaix
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commentaires

Paul 11/09/2010 07:15



En matière de video surveillance des espace publics, il n'y a pas de "raisonable".


Personne n'a prouvé l'efficaité de ces instruments securitaires


Qui est derrière ces camera, aujourd'hui mais surtout demain ?


on voit déjà certaine municipalité confié la gestion de ces  camera à des société privées...


 


Non, la vidéosurveillance des espace pubmic n'est pas admissible.