Les Elus et la section PCF de Roubaix
écrivent au Maire ...
Roubaix, le 18 mars 2009
Monsieur le Maire.
La trêve hivernale des expulsions de locataires, s’est achevée le 15 mars. Il est désormais possible d’expulser de leur logement des locataires et
leurs familles, pour la grande majorité d’entre eux de parfaite bonne foi.
Avec le développement de la précarité, du chômage, avec le pouvoir d’achat attaqué de toute part, de plus en plus de familles de notre ville vivent dans la peur
permanente de perdre leur logement pace que leurs revenus ne permettent plus de faire face, cela est inacceptable, Le logement est un droit
Pour de nombreux roubaisiens garder un toit devient un véritable parcours du combattant!
Parce qu’aucun moyen n’est véritablement mis en place pour lutter contre les causes conduisant les familles à devoir quitter leur logement, le nombre
d’expulsions va augmenter.
La loi Boutin va grandement contribuer à jeter davantage des familles à la rue car elle réduit les délais d’expulsion de 3 à 1 an. Scandaleux
!
Si l’on veut lutter contre les expulsions, il faut s’attaquer aux causes : La baisse du pouvoir d’achat, la précarité du statut de locataire, et un manque criant
de logements véritablement sociaux.
Au contraire le Gouvernement a clairement affiché sa volonté de rendre le statut de locataire encore plus précaire. Les reculs sont importants dans le logement
social avec la loi Boutin, les locataires seront chassés de leur logement si leur revenu dépasse de deux fois le plafond de ressources ou s’ils vivent dans un logement jugé trop grand pour
eux.
Avec ces nouvelles mesures, des personnes contraintes de quitter leur logement, la vie des quartiers populaires, des histoires
familiales seront bouleversées, un nouveau coup sévère est porté à la mixité sociale. Mais l’attaque frontale contre les locataires du logement social ne s’arrête pas là ! La
loi Boutin introduit en effet, de manière « expérimentale », un bail précaire dans certaines conditions.
Pour nous communistes, parce que les fins de mois sont de plus en plus dures, le gouvernement doit prendre des mesures fortes et immédiates pour soulager les
familles. Cela passe par le gel des loyers, un rattrapage de 20% des aides personnelles au logement, la diminution des tarifs du gaz et de l’électricité et enfin la construction
massive de logements neufs particulièrement de logement « très sociaux ». Or vous savez que si le budget de la défense nationale augmente encore de 5,7 % en 2009, les crédits du ministère
du logement sont en baisse de 6%
Devant l’ampleur de cette crise des mesures de réquisition doivent aussi être prises.
En effet il est scandaleux quand tant de familles ne parviennent pas à se loger de voir à Roubaix tant de logements privés et sociaux rester
vides. Le logement est un droit, il est impératif et urgent de réquisitionner les logements vides.
Face à la pression du monde associatif, Madame, le ministre BOUTIN promet ces jours-ci qu’il n’y aura plus d’expulsions sans solution de
relogement. Nous sommes convaincus pour notre part qu’il s’agit une fois de plus d’un simple effet d’annonce de la part du ministre.
Même s’il agit d’un recul de Madame BOUTIN, nous ne sommes pas dupes de son discours, aucun moyen financier et matériel supplémentaire n’étant réellement
mis en œuvre.
Ce discours est d’autant plus trompeur qu’il est en total contradiction avec la réduction des délais d’expulsions votée récemment dans sa nouvelle loi, qui
passent de 3 ans à 1 an.
Comment peut-elle nous faire croire que les préfets vont pouvoir proposer des solutions de relogement alors que les contingents préfectoraux sont déjà largement
insuffisants pour répondre aux besoins des demandeurs de la loi DALO de plus en plus nombreux , que les logements véritablement sociaux représentent moins d’un quart des constructions. En
réalité ce sont vers des centres d’hébergement que beaucoup risquent d’être orientés, c’est à dire vers une plus grande précarisation de leur situation.
Des familles entières ballottées d’hôtel en hôtel, de foyer en foyer voilà la réponse du gouvernement à la crise du logement.
Face à la situation dramatique et scandaleuse du logement social dans ce pays M. le Maire, nous vous demandons, vous en avez le pouvoir, de prendre un
arrêté municipal interdisant toute expulsion sur le territoire de la commune.
Par cet arrêté vous enverrez un signal fort à l’Etat et à la population. Vous marquerez clairement votre opposition de la politique actuelle et apporterez un
soutien concret aux roubaisiens les plus durement touchés par cette politique pour que soit réellement respecté leur droit au logement
Les élus communistes roubaisiens
Fatma Erdogan, Christiane Fonfroide, Fabrice Belin
Jean marie Duriez, secrétaire de la section de Roubaix du PCF
Par Provost Francis
-
Publié dans : Solidarité
0
-
Recommander
Intervention de Christiane Fonfroide
(adjointe communiste) au Conseil Municipal de Roubaix
Aujourd’hui nous votons
une délibération pour obtenir de l’état que la ville de Roubaix soit retenue pour mettre en œuvre le contrat de transition professionnel.
Avant cette énième mesure de traitement social du chômage, nous élus communistes, estimons qu’il faut se battre pour garder les emplois existants.
Cette crise est une crise du capitalisme et ce n’est pas à la population d’en faire les frais ; ainsi il y a une alternative à la suppression de 672 emplois à la Redoute. On ne fera pas reculer
le chômage sans remettre en cause la logique du profit maximum.
Il est en effet scandaleux et inacceptable que la redoute prenne prétexte de 8 millions de perte en 2008 alors qu’elle a reversé cent millions de dividendes ces quatre dernières années, quand on
sait que la redoute doit reverser chaque année 11 millions d’euros pour louer sa marque au groupe RDcats filiale du groupe Printemps Pinault la Redoute, 11 millions aux quels s’ajoutent 2
millions de redevance et des loyers pour ses propres locaux.
Cette nouvelle vague de licenciements à la Redoute est emblématique du capitalisme actuel. Aujourd’hui on n'arretra pas l’hémorragie des emplois, 100.000 chômeurs de plus ces prochains mois si
l’on ne contraint pas les actionnaires à renoncer à une partie de leurs dividendes.
C’est le sens du projet de loi déposé par Alain Boquet à l’Assemblée nationale. Dans le secteur industriel, 65% des bénéfices sont reversés en dividendes aux actionnaires, c’était 25 % en 1970.
Inversons cette logique et imposons une autre utilisation de l’argent ; la Redoute met en avant une baisse de 9% de son chiffre d’affaires en 2008 ; nous disons qu’il n’y aura pas de relance de
l’activité dans ce pays sans augmentation des salaires et du pouvoir d’achat.
Par Provost Francis
-
Publié dans : Politique Roubaix
0
-
Recommander