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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:38

Clément Méric n’avait pas même vingt ans.
Sa vie a été fauchée à l’âge de tous les possibles.

Comme beaucoup, dans tout le pays, nos pensées vont à sa famille, ses proches, amis et camarades.

Le crime n’est pas advenu dans un ciel serein. Il ne saurait pas plus être ravalé à un simple fait-divers entre bandes rivales ou extrêmes. Dire cela est ajouter l’insulte au sang. Un jeune homme frêle qui avait ses convictions est mort sous les coups-de-poing américains de brutes d’extrême droite. Cette mort, ce sang éclaboussent la République que vomissent ces gens-là, depuis toujours. Les deux chambres du Parlement, les syndicats, 
les forces de gauche, le président de la République ont pris la mesure de la gravité de cet acte en le dénonçant avec solennité et/ou en appe­lant à se rassembler.

L’onde de choc s’est répandue 
dans tout le pays. Sur un bout de trottoir parisien, un jeune homme a été tué et la République en est meurtrie. La police a pu rapidement arrêter les coupables du meurtre. À la justice de passer, à la République de ban­nir ces groupuscules d’extrême droite. La tolérance qui accompagne leurs exactions, de Lyon à Toulouse, de Bordeaux à Lille, doit cesser. Certains médias devraient aussi s’interroger, qui, par complaisance ou irresponsabilité, voire les deux, tendent leurs micros et caméras à ces ennemis de la démocratie.

Toutes ces dernières semaines, un climat nauséeux s’est développé dans le pays. Ses racines peuvent remonter au 21 avril 2002, bien oublié aujourd’hui de beau­coup qui se concurrencent pour attribuer au Front national des brevets de respecta­bilité. Pour ceux qui ont la mémoire courte, rappelons le message délivré par Marine Le Pen sur un réseau social après le suicide à Notre-Dame du théoricien de l’extrême droite la plus dure, Dominique Venner : un « dernier geste, éminemment politique, (qui) aura été de tenter de réveiller le peuple de France ».

Une droite « décomplexée », de plus en plus attirée vers son extrême par simple appât du gain électoral, a ouvert les van­nes à l’expression publique de réaction­naires de la pire espèce et à ces groupus­cules qui ont pu parader sur le pavé de manière inouïe toutes ces dernières semai­nes, à l’occasion de la campagne contre le mariage pour tous. La dérive relancée par le glissement sur sa droite de Nicolas Sarkozy avec le pseudo-« débat » sur « l’identité nationale » a abouti à un déferlement de boue. Le débat politique en est sorti sali, mais, plus grave encore, les nervis fascistoïdes y ont trouvé de quoi prendre de plus en plus d’assurance.

Il est temps d’y mettre un terme. Certains pensent que le bipartisme sur un modèle anglo-saxon est la solution pour accompa­gner la mise aux normes ultralibérales du continent. Sur fond d’une crise sans précé­dent, l’effacement du clivage droite-gau­che qui 
l’accompagne a, dans notre hist.­oire, toujours ouvert 
la voie aux forces antirépublicaines.

Elles relèvent 
la tête un peu partout en Europe et en France n

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:50

 

Par Pierre Outteryck secrétaire de la cellule PCF Roubaix

 

Une belle et forte initiative : la CGT de Roubaix face au rythmes scolaires.

Le jeudi 6 juin, 200 employés communaux, surtout des femmes, travaillant dans les écoles, des parents d’élèves avaient répondu à l’appel du syndicat  CGT  des communaux dans la salle des Conférences de la Mairie.

L’émoi était vif : la municipalité avec une concertation la plus modique possible avait pris la décision de prendre à son compte les demandes de l’Education Nationale et de porter la semaine scolaire à 4,5 jours, dès septembre 2013.

D’emblée, les questions fusent sur :

> les conditions de travail,

> les rythmes imposés par les chefs de services,

> les contrats précaires,

> le refus de dialogue des autorités municipales.

Frédérique Weytsman, Secrétaire Général des Communaux CGT de Roubaix parvient avec intelligence à canaliser le débat, à rebondir, et à pointer les silences et refus de dialoguer du Maire.

Vient ensuite, le changement des rythmes scolaires. Tous notent la précipitation, le manque de concertation, la volonté de prendre en compte besoins et aspiration des enfants, des parents et des personnels.

 

Une voix fuse : « Roubaix va être la seule grande ville de l’agglo à se lancer dans ce choix ! »

Les enfants de Roubaix qui ont déjà de nombreuses difficultés ne deviendront-ils pas un laboratoire ?

Des parents d ‘élèves interviennent comme Eric Mouveaux (école Elsa Triolet) pour dénoncer ces pratiques, alors que les familles, les enseignants, les personnels communaux souffrent déjà des conséquences de la misère sur l'apprentissage et l'éducation des enfants.

Au nom de la cellule communiste, Pierre Outteryck souligne le rôle fondamental du personnel de service :

« sans votre travail opiniâtre, les enseignants, les enfants ne pourraient pas travailler dans de bonnes conditions. A Roubaix plus qu’ailleurs c’est indispensable. »

Il ajoute : « c’est clair, vous ne refusez pas les nouveaux rythmes mais vous contestez la  hâte et sa mise en place. Soulevons aussi le problème des moyens : nous avons près de 10 000 enfants à Roubaix en maternelle et primaire , quels moyens seront-ils mis à leur disposition pour profiter de ces nouveaux rythmes ?. Quels seront les statuts des nouveaux intervenants ? »

Les élus Communistes ont refusé au conseil municipal de voter pour la mise en place de ces rythmes dès 2013.

Ils ont été clairvoyants !

Le journal les Echos, dans son édition du 13 juin, rappelle les désaccords entre l'Education Nationale et la Caisse Nationale d'Allocations Familiales quand au financement de la réforme. L'article mentionne également le refus du Conseil d’État de valider le décret modifiant les règles d'encadrement des mineurs...don le but était de faire des économies en réduisant le nombre d'encadrants obligatoires.

 C'est peut être pour toute ces raisons que seuls 20 % à 25 % des enfants scolarisés dans les écoles publiques françaises seront concernées  dès septembre 2013.

La prudence n'est elle pas la mère de toute les vertus ?

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:41
Le samedi 22 juin à 11h,
 
rassemblement à Lille
 
place Degeyter (métro Fives)
 
Contre l’austérité et la Finance,
 
 Pour la 6éme République
 
Le 5 mai à Paris, plus de 150 000 citoyens ont manifesté pour que cesse la politique d’austérité menée en France et en Europe, et pour que se construise une VIème République, sociale et irréprochable. Le changement proposé par François Hollande n’est pas au rendez-vous : Ça suffit comme ça ! Contre l’austérité et le chômage il faut une politique de relance, pas de rigueur. La République se doit aussi d’être celle du peuple, pas celle des banquiers et du MEDEF : il faut que les citoyens construisent dès maintenant la VIème République pour rééquilibrer les pouvoirs et conquérir de nouveaux droits.
 
Soumission aux politiques d’austérité européennes, cadeaux fiscaux supplémentaires de 20 milliards d’euros pour les entreprises, vote de la « loi du Medef »... la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Une crise qui se traduit pour une part de plus en plus importante de notre peuple par l’explosion de la précarité et du chômage. Dans ce contexte, la récente affaire Cahuzac met en évidence cet insupportable fossé : sacrifices et austérité pour les uns, profits et évasion fiscale pour les autres !
Des alternatives à l’austérité, c’est possible !
Pour sortir de cette logique destructrice, il y a une urgence : celle d’un changement total , rapide et concret de cap pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche. Une politique qui réponde à l’attente populaire en termes d’emploi, de salaire, de service public, de logement. Une politique qui restaure le pouvoir démocratique des citoyens et s’attaque au pouvoir de la finance. Car le responsable de la crise est bien la finance. La solution, ne doit pas se limiter à une seule transparence de la vie politique. Il faut en finir avec  la domination des marchés financiers sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Il faut en finir avec le dessaisissement organisé des citoyens, des salariés sur tous les grands choix qui engagent leur vie.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:24

Un récent sondage CSA/l’Humanité sur les retraites est sans ambiguïté :

 

les Français sont inquiets, prêts à se mobiliser contre des mesures qui menaceraient leurs droits et ils souhaitent qu’on s’en prenne aux revenus financiers plutôt qu’aux salariés et aux retraités pour équilibrer les comp­tes du système.

 

Les experts patronaux abonnés aux écrans de télévision en déduiront avec cette réprobation attristée qu’ils savent si bien répéter que nos concitoyens sont égoïstes et se moquent bien des générations à venir. C’est tout le contraire. Les Français sont lucides et ne mordent pas à l’hameçon des idées reçues dont voici un petit échantillon.

 

« La part des retraites dans les richesses créées va exploser d’ici à 2060. »

Faux.

Pour la France, la Commission européenne anticipe une augmentation de 0,5 % du PIB en cinquante ans, alors qu’elle sera de 2,6 % en Allemagne, de 3,6 % en Espagne, de 1,5 % 
au Royaume-Uni et de 3,6 % au Pays-Bas. « Les retraités vivent mieux que les actifs. » Faux. La pension moyenne représente 74 % du salaire moyen net et 62 % du salaire moyen net à temps complet. Leur niveau de vie moyen s’est, en comparaison, dégradé entre 1996 et 2008.

 

« Les réformes Fillon et Sarkozy ont été trop généreuses pour les salariés. »

Faux.

Entre 2001 et 2010, c’est en France que l’âge de la retraite a le plus reculé (de 2,1 %) contre 1,6 % dans l’ensemble de l’Union européenne et les futurs retrai­tés toucheraient, en 2060, 20 % de moins en moyenne que les retraités actuels, rapportés à la richesse produite dans le pays, vient de montrer Alternatives économiques.

La durée de cotisation nécessaire pour tou­cher une pension complète (41,5 ans en 2020) est l’une des plus longues d’Europe. Seules l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche et l’Italie font pire parmi les 27 pays membres de l’Union européenne.

 

« Il faut suivre l’exemple allemand. »

Surtout pas !

On compte 20,6 % de retraités outre-Rhin et le taux de retraités en situation de pauvreté monétaire est de 40 % supérieur à la France. Un salarié, ayant cotisé quarante ans pour un salaire brut de 2 200 euros y touchera 688 euros par mois en 2030 ! L’Allemagne compte 761 000 retraités en mini-jobs, des emplois payés moins de 450 euros par mois. Et 120 000 d’entre eux auraient plus de 75 ans.

On n’est pas loin de la prescription donnée par Richard Liscia dans le Quotidien du médecin du 30 mars 2005 : « Si nous étions extrêmement cyniques, nous dirions que le moment arrive où, du point de vue de la dépense publique, il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs… » Déjà, en France, les plus de 75 ans sont plus frappés par la pauvreté qui, ajoutée à la solitude, les pousse au suicide plus que les autres catégories.

 

« Une nouvelle réforme des retraites améliorera la situation économique. »

Archifaux.

Augmenter les cotisations sociales des salariés ou baisser les pensions des retraités réduirait le revenu des ménages et diminuerait le produit intérieur brut et la croissance. Une impasse coûteuse.

C’est une politique de Gribouille se jetant dans la Seine pour éviter d’être mouillé par l’averse.

La recette efficace consiste à bannir l’austérité, à relancer l’emploi et

à taxer les revenus financiers.

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:39

Au nom des communistes du Nord, je tiens à saluer la mémoire de Pierre MAUROY, qui aura marqué l’histoire de Lille, de notre région mais aussi, l’histoire de France.

 

Ses relations avec le Parti Communiste Français et ses élus dans le Nord ont toujours été importantes et empruntes de beaucoup de respect mutuel. L’un comme l’autre, nous savions nous retrouver pour défendre les intérêts de notre population et ceux de la région Nord Pas de Calais.

C’est sous sa conduite en tant que chef du gouvernement, en 1981, que notre pays a connu de grandes avancées et des conquêtes sociales importantes pour le monde du travail. Nationalisations des banques et de grandes filière industrielles, création d’un impôt sur la fortune, augmentation du SMIC de 10% et des allocations familiales de 25%,  cinquième semaine de congés payés, semaine de 39 heures, abolition de la peine de mort, hausse du budget de la culture de 512% ! Parmi ces mesures historiques, la retraite à 60 ans qu’il défendait encore en 2010 au Sénat face au gouvernement Fillon. Il fallait oser ce programme en 1981 et c’était toute la force de la gauche à cette époque.

 

Pierre Mauroy y a mis toutes ses forces. Nous n’étions pas d’accord sur tout mais nous savions nous rassembler pour mettre en œuvre ces mesures de progrès pour notre pays et sa population.

 

Je présente à son épouse Gilberte, à son fils Fabien et à toute sa famille, mes plus sincères condoléances.

 

Fabien Roussel - Secrétaire Départemental du PCF Nord

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